



La colonisation de Madagascar par la France a été entreprise par Galliéni qui a pacifié, organisé et commencé à mettre en valeur tout le pays et non plus seulement l’Imerina.
Le Gouvernement français a cru la conquête terminée par la prise facile de Tananarive, et il a laissé seulement quelques troupes autour de la ville. Des membres du Gouvernement malgache veulent profiter de cette faiblesse et déclenchent le mouvement « Fahavalo » anti-français. Cette révolte est favorisée par les esclaves libérés par la France et dont beaucoup vagabondent sans ressources. En dehors de l’Imerina, des populations se soulèvent contre les Merina (Betsimisaraka, Sakalava). C’est l’anarchie.
Paris nomme alors gouverneur général Galliéni, célèbre par l’œuvre de pacification qu’il avait déjà menée en Afrique et en Indochine. Le plan de Galliéni et de ses officiers (Lyautey) peut être résumé dans ces paroles : « Lancé à la pointe du jour pour conquérir un village rebelle… l’officier doit à midi avoir ouvert un marché sur la place où l’on s’est battu le matin et, le soir, y avoir ramené la population, gagné son amitié, le lendemain, établi une école. »
Ils se traduisent par le regret du passé, le refus des abus des colons et du nouvel ordre colonial. Les Malgaches refusent l’autorité du gouverneur, des chefs de provinces, de districts et de canton. Ils ne veulent pas être dirigés et gouvernés par les étrangers. En plus ils revendiquent le retour de la Reine.
Ces mouvements se divisent en deux parties :